lundi 1 août 2016

Bilan du mois de Juillet 2016

Joyeux premier août à tous les lecteurs suisses ! ;)

Livres dévorés et chroniqués :

          

     


Petits nouveaux dans la bibliothèque : 

 


Emprunts aux amis généreux : 

Pour cette fois, je suis restée sage ! ;)


Visiteurs d'autres bibliothèques :

 



Mon coeur s'est emballé pour... 

     

Mon coeur s'est brisé pour... 

Aucun ! Champagne :)

Livre répudié 

Aucun ! Champagne :) 

dimanche 31 juillet 2016

❤ Eluveitie (Chane)

Titre : Eluveitie
Auteur : Chane
Genre :  Fantastique
Série : //
Nombre de pages :  101 pages

Résumé :
La Suisse se dévoile dans cet artbook mélangeant BD et Illustration. 
Embarquez au coeur d'un pays secret, envoûtant et changeant... 

Voici venu le retour d'une chronique qui peinera à trouver sa forme : Eluveitie est en effet une espèce d'enfant hybride entre plusieurs petites BD narrant des légendes, et un recueil d'illustrations de la Suisse, tirées des carnets de Chane lorsqu'elle même a voyagé dans ce beau pays qu'est le mien. Ca mélange donc des légendes fantastiques, de superbes paysages et un trait que je trouve tout simplement magique. ... Vous vous doutez bien que ça a du me plaire, du coup, non ? ;)

Eh bien ce fut le cas !
Déjà je pense, parce que je suis une vendue : on parle de mon pays, forcément que je vais aimer ! (Suisse pawa). Enfin bref non mais, c'est pas que pour ça, je vous rassure, mais ça pour moi un côté important, parce que la Suisse que Chane représente dans Eluveitie va au-delà de la simple pensée du "oh, Suisse = montagnes, chocolat, montre et fromages". On a vraiment droit à des paysages de la Suisse qui sont parfois bien cachés, à des lacs superbes, à des montagnes et des dénivelés dont on aurait pas pu entendre parler autrement ou presque. On voit un autre visage de la Suisse, et c'est ça qui me plait.

Un visage déjà superbement bien représenté par ses aquarelles et ses esquisses, qui émaillent tout le livre à la façon de perles disposées ça et là entre les légendes. Le schéma suit généralement cette voie : une légende, puis avant ou après (voire les deux), des illustrations tirées des voyages de Chane, qui représentent des paysages qu'elle a pu observer, généralement directement reliés aux légendes que l'on va ou que l'on vient de lire.
Par exemple, peu de pages avant la légende consacrée au Lac Noir, on a droit à une superbe illustration d'un autre lac du Valais : le lac d'Arbey, accompagné de petits commentaires sur le lieu et ce qu'on peut y découvrir.

Enfin, les légendes sont un vrai petit bonheur à découvrir. Surtout lorsqu'on est suisse, parce qu'on découvre de son propre pays - mais à mon avis, c'est très intéressant pour quiconque de n'importe quelle autre nationalité ! (Vous vous souvenez ? Suisse, la neutralité... ? ;) ).
Bref ! Les légendes, donc, prennent place dans différents cantons (Valais, Neuchâtel, Berne...). Elles ont à chaque fois un lien avec des peuples du folklore (fées, voyantes, guérisseurs, dragons !!) et racontent une petite histoire qui aboutit à un résultat sur le paysage d'aujourd'hui (comme par exemple, celle qui raconte la naissance du lac Noir). Chacune d'entre elle m'a définitivement donné envie de partir en vadrouille pour découvrir mon propre pays et toutes ces légendes qui m'ont été contées.

Et tout ça est surtout soutenu par un trait et une aisance à manier l'aquarelle et les couleurs qui est proprement... ... Comment décrire ça. Je pense que, en fait, si je n'avais pas cessé de dessiner à l'heure qu'il est, je serai littéralement en train de mourir de jalousie devant un tel talent. Sérieusement : Chane a un trait très doux, comme un ami qui vous prendrai par la main pour vous emmener avec lui au coeur de ses histoires. C'est très agréable à regarder, ça se savourer comme du chocolat blanc.

Bref : si vous êtes suisse - ou si vous ne l'êtes pas ! - et que vous aimez le fantastique, découvrir des coins de ce beau pays et les belles images, sérieusement, foncez dessus. En plus je l'ai même vu à la FNAC donc vous n'avez aucune excuse ! 


10/10 ❤ 

vendredi 29 juillet 2016

Le calice du vent (Cate Tiernan)

Titre : Le calice du vent 
Auteur : Cate Tiernan
Genre :  Fantastique
Série : Balefire (Tome 1) 
Nombre de pages :  276 pages

Résumé :
Deux sœurs jumelles séparées à la naissance se retrouvent pour accomplir leur destinée : un rituel magique qui changera leur vie à jamais.

Après la mort brutale de son père, Thais, dix-sept ans, se voit contrainte de s'installer à La Nouvelle-Orléans avec une tutrice excentrique qu'elle n'a jamais vue de sa vie. La ville l'accueille avec ses secrets et ses mystères, dont le plus bouleversant est sans doute la découverte de sa sœur jumelle : Clio. 
Ensemble, les deux sœurs vont devoir affronter un destin hors du commun et apprivoiser un monde surnaturel qui pourrait bien causer leur perte. 

Cela faisait un bon moment déjà que ce livre me faisait de l’œil à la bibliothèque et que j'hésitais à l'emprunter. Et au final, j'hésite encore sur si c'était tout à fait une bonne idée ou pas. Hum. C'est pas que le livre était mauvais - loin de là ! - mais il ne m'a pas totalement convaincue, je crois. A la réflexion il est probable que je prenne le deuxième tome simplement pour voir comment tout ça va se développer.

Le calice du vent, donc, raconte l'histoire de deux sœurs jumelles ayant grandit en ignorant l'existence même de l'autre, et se retrouvant dans le même lycée suite à un concours de circonstances. L'histoire prend une tournure plutôt intéressante, même si j'avoue l'avoir trouvée un peu basique. Bien évidemment, le gros point central de cette histoire est la rencontre entre les deux jumelles - et cette dernière est plutôt intéressante dans son déroulement. Pour le reste, j'ai trouvé intéressant tout ce qui se passait - notamment la dualité entre André et Luc, par exemple, deux personnages qu'on rencontre à différents moment de l'histoire. Par contre, je dois avouer que j'ai eu du mal à saisir certains points qui semblaient important, ces derniers n'étant pas vraiment très bien présentés dans leur intégralité. C'est un peu étrange et difficile à décrire, mais j'ai à la fois l'impression que l'histoire a été correctement, et en même temps, qu'il y a des trous.

Des trous par exemple qui se sentent dans l'univers.
D'accord, il y a une histoire de magie : Clio et sa grand-mère sont des sorcières, et Thais semble avoir également des pouvoirs et peut s'en servir. En attendant, si la magie semble être très bien intégrée à leur quotidien (sorts de protection, aides de charme, auto-défense...), je ne saisi pas le "but" de cette magie. Thais le résume parfaitement à un moment d'ailleurs : elle demande "Mais pourquoi cette magie ?" et la réponse qu'offre Clio me semble très... vide. "Parce qu'on peut !" ? Réellement ? Je ne sais pas. J'aurais espéré qu'il y aurait un peu plus. Certes, c'est peut-être parce que je suis habituée à ces histoires où il y a de grands buts à accomplir, mais... du coup je trouve que l'histoire elle-même semble manquer de quelque chose de très important, et ça me dérange.

Du côté des personnages, il y a du bon comme du mauvais.
Par exemple, j'aime beaucoup cette sorte de dualité qui s'inscrit dans l'histoire, entre le point de vue de Clio et celui de Thais. On sent que même jumelles, elles sont très différentes, et ont des caractères bien à elles. Thais est plus calme, plus réservée et "gentille", comme elle se décrit parfois elle-même. Elle fonce moins dans le tas, peut-être également parce qu'elle ne connait pas très bien tout l'univers.
Clio, de son côté est bien plus manipulatrice. Elle sait ce qu'elle veux, et n'hésitera parfois pas à mentir ou à contourner les règles pour l'obtenir - ce qui, il faut l'avouer, change des héroïnes un peu trop neuneu. Reste que parfois, cela me posait un peu problème dans l'attitude qu'elle adoptait.
Les autres personnages étaient plutôt intéressants, notamment la grand-mère de Clio et tout ce qu'elle cache. Par contre, je dois avouer que certains d'entre eux (notamment Richard) m'ont pas mal énervée, notamment à cause de cette tendance que l'auteur avait de vouloir absolument nous donner des "indices" sur ce qu'il était vraiment. Sauf que c'était plus des indices là mais plutôt une énorme carte indiquant d'un gros point rouge le secret du personnage.
Enfin, il est à noté que la dualité entre André et Luc m'a vraiment intéressée. Ils sont probablement parmi les raisons qui me poussent à essayer de lire le deuxième tome, parce que je me demande ce qui se cache derrière cette dualité et quels sont leur but.

Donc voilà. Le livre, à mon avis, ne casse vraiment pas des briques. Mais il reste intéressant, surtout si on aime bien la magie. Il faudra néanmoins passer au-dessus de personnages manquant parfois un peu de profondeur et d'une histoire qui semble ne pas toujours trouver son propre but. Mais si vous vous sentez la force, alors n'hésitez pas !

6.5/10

lundi 25 juillet 2016

La Couronne (Kiera Cass)

Titre : La Couronne
Auteur : Kiera Cass
Genre :  Dystopie
Série : la Sélection (tome 5)
Nombre de pages :  333 pages

Résumé :
Vingt ans après la Sélection d'America Singer, et malgré l'abolition des castes, la famille royale d'Illeà doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l'heure est venue de lancer une nouvelle Sélection. 

Sa mère à l'article de la mort, son père dévasté, il est temps pour la princesse Eadlyn de passer à la vitesse supérieure dans le processus de la Sélection. Encore novice aux jeux de l'amour et du pouvoir, détestée par une partie de l'opinion publique, elle doit pourtant choisir au plus vite son Élite de six prétendants. 
Devenir femme, épouse et reine en l'espace de quelques semaines, telle est la lourde tâche qui repose sur les épaules de la princesse. Mais le cœur peut se révéler un précieux allié, pour qui sait l'écouter. 

C'est étrange pour moi de chroniquer ce qui sera la fin de cette saga. En grande partie parce que les quatre premiers tomes ont été pour moi des coup de cœurs, et que ce dernier ne l'est pas. Et pourtant, croyez moi que ce n'est pas du à un manque de qualité, loin de là. (Je viens de vous spoiler l'intégralité de ma chronique là, non ? Hum, pardon).

Retrouver le style simple de Kiera Cass fut un plaisir. C'est direct, épuré. Pas de grandes tournures, de style qui sort de l'ordinaire. Toutes ses phrases vont droit au but et on dévore ainsi la lecture de bout en bout. J'ai commencé le livre en me disant "Yo je vais lire dix pages le temps que ma copine soit prête à écrire". Et puis j'ai refermé le livre trois heures plus tard, après l'avoir fini. C'est un peu effrayant, quand même.
Du côté de l'univers, ce fut également plaisant de retrouver Illeà, sa monarchie et les questions que tout ça va poser sur notre propre société. D'ailleurs, le choix que fait Eadlyn vers la fin est plutôt intéressant, même si il m'a pas mal surprise par plusieurs aspects - mais bon, spoil oblige, je vais me taire.

Du côté de l'histoire, on va pas se mentir, c'est aussi profond que dans le cas des autres livres. En fait avec le recul, je me rends compte (et ça va peut-être en fâcher certain(e)s) que l'histoire des premiers tomes n'était au final pas bien... épaisse ? Soyons sérieux quoi, c'est l'histoire d'une fille dans un château qui hésite entre plusieurs garçons. La mère, comme la fille. Heureusement, Eadlyn permet quand même, en tant que princesse, sœur et femme, de poser plusieurs problématiques que sa mère n'avait pas à l'époque. On voit ainsi tout ce qu'elle fait et tout ce qui lui passe par la tête lorsqu'elle est en train de régner, l'air de rien. J'aime bien voir cette sorte de monarchie actuelle, où régner ne signifie pas simplement prendre des décisions, mais également prendre en compte toute l'opinion publique et ce que chaque acte aura comme répercussion. C'est intéressant.
Et puis, mine de rien, il y a plusieurs retournements intéressants entre les différents personnages. Dont un que bon... pour ma part, j'ai vu venir d'assez loin parce que c'était quelque chose que j'espérais, mais il n'est pas dit que ce soit le cas pour tout le monde, donc coup de chapeau !

Enfin, si le point faible est l'histoire, il va sans dire que le point fort du livre reste quand même les personnages et chaque relations qu'ils ont tissés les uns avec les autres. C'est intriguant de se retrouver encore une fois à la place du "prince" de la première partie de la série, de voir ce que c'est que de devoir choisir entre toutes ces personnalités qui sont là. Comme chacune, en tant que lectrice, j'avais fait mon choix - et j'ai été comblée par la fin. Je ne vous dirai rien, mais si je m'y attendais car je l'espérais, j'étais vraiment heureuse de voir ce choix.
Chaque garçon ou presque a sa propre personnalité, dont certains qui sortent vraiment du lot, comme Henri que j'ai trouvé atrocement touchant et mignon dans sa façon d'être. Certains sortent du lot de façon différente mais ça m'a vraiment surprise. Quant à Eadlyn, elle est devenue au fil du tome 4 plus appréciable, et ce tome 5 a fini de me convaincre sur le fait qu'elle était également humaine - quelque part, j'ai l'impression d'avoir suivi le même chemin que son peuple dans le livre.

En fait c'est terrible, il y a plein de détails dont j'ai vraiment vraiment vraiment envie de vous parler, comme un couple surprise qui apparaît à un moment donné du livre, mais je ne peux rien vous dire. Argh ! Mais je veuuux vous en parler c'était tellement bien, et tellement bien vu de la part de l'auteur ! C'est presque dommage que ça n'apparaisse pas déjà dans la première partie de la série. Nyeh.

Je ne sais pas si j'ai vraiment réussi à faire passer ce que je voulais - je deviens rouillée, heh. Retenez simplement que l'univers et la plume sont des constantes réconfortantes, que l'histoire ne casse pas des briques de plot twist, mais que les personnages et les relations sont très convaincantes, en plus de quelques touches qui viennent pimenter le tout. Ce n'est pas un coup de cœur, mais c'en est vraiment très, très prêt. C'est la conclusion parfaite à la série, pour moi. 

9/10

mercredi 13 juillet 2016

❤ La sentence de verre (S. E. Grove)

Titre : La sentence de verre
Auteur : S. E. Grove
Genre :  Fantastique / Steampunk  
Série : Les Cartographes (Tome 1)
Nombre de pages :  561 pages

Résumé :
1799
Subitement, tous les continents sont plongés dans des périodes historiques différentes, créant un monde nouveau, fantastique et plein de dangers. 

Un siècle plus tard
Sophia vit à Boston, en Nouvel Occident. Ses parents, explorateurs, ont disparu en mission quand elle était enfant. Depuis, elle est élevée par son oncle Shadrack, le plus célèbre cartographe de Boston. Mais Shadrack est brutalement kidnappé ! 
La jeune fille s'élance alors sur ses traces. Elle n'a qu'une piste : une mystérieuse carte de verre accompagnée d'un message de son oncle. Avec son nouvel ami Theo, elle va devoir traverser des territoires aussi inconnus que dangereux... 

Crotte de bique et girouette cassée.
(Oui alors en fait c'est juste que j'essayais de montrer mon abasourdissement sans recourir à ma sale habitude des gros mots et autres. C'est peut-être pas très crédible, oui. Hum.)
Soyons honnêtes, à la base, j'ai pris ce livre d'abord pour sa superbe couverture... et son titre. La sentence de verre, sérieux, ça déchire pas comme appellation ? Bref j'en attendais beaucoup - surtout que j'aime beaucoup les univers steampunk bien faits.

Et je n'ai vraiment, vraiment pas été déçue !
Parce que bon sang cet univers déchire du cactus en orbite, faut pas se mentir. Déjà, la simple idée d'un monde divisés en plusieurs âges et tout ce que ça entraîne, c'était tout simplement génial. On arrive donc dans un monde divisé, avec ses propres règles... et rudement bien ficelé en lui-même. Pas une fois je n'ai pu voir d'incohérence au sein de ce qu'il présentait.
Au contraire ! Autant dans le background profond (des Âges Disparus parmi les âges déjà anciens, des âges futurs qui promettent tant, le mélange entre les âges et la diversité que ça offre...) que dans ce qu'en font les personnages au jour le jour (cartes de tous les horizons, rapport au temps totalement modifié, différentes horloges et horaires...), l'univers est riche d'une multitude de détails qui fourmillent dans tous les sens et offrent un terreau d'une richesse magnifique à son histoire et à ses personnages.

Personnages qui, il faut le dire, m'ont beaucoup étonnée.
Déjà, j'ai adoré Sophia et sa capacité à perdre la notion du temps. Je pense que c'est en grande partie ce qui m'a aidé à beaucoup m'identifier à elle - après tout, qui n'a pas déjà perdu la notion du temps lorsqu'il lisait un livre bien trop cool pour être lâché ? Hum. De plus, elle a un caractère plutôt chouette à suivre, oscillant entre l'intrépidité (le coup de la fenêtre, ceux qui ont déjà lu sauront de quoi je parle, je ne m'en remets toujours pas) et l'indécision. Parfois, cela pouvait être un peu agaçant sur les bords quand elle partait en indécision totale, mais c'était suffisamment rare po que je ne m'énerve pas dessus.
Théo était un peu plus... inconstant, mais au final, tout ce qu'il faisait était compréhensible et donc pas forcément pardonnable, mais explicable - ce qui est généralement tout ce que je demande pour aimer un personnage : pas avoir à le pardonner, mais pouvoir expliquer son comportement.
Dans la même veine, j'ai en fait adoré quasi tous les personnages que j'ai pu rencontrer. Sérieusement, Calixta était tout bonnement géniale, elle m'a fait mourir de rire du début à la fin. Si Burr était un peu plus effacé, il avait un sacré caractère aussi. Et j'ai adoré le côté très "scientifique tellement passionné qu'il pense pas à sa sécurité" de Martin.

En fait à la réflexion, j'ai adoré quasiment tout le monde. Et surtout, je ne peux rien dire vraiment pour ne pas vous spoiler, mais j'ai adoré l'un des personnages que l'on présente comme un "grand ennemi" durant le récit.
Parce qu'encore une fois... je ne compte pas excuser son comportement, mais il est possible de l'expliquer, de le comprendre. Et bon sang que ça fait bizarre. J'avais lu une fois que pour qu'un antagoniste soit convaincant, il faut pouvoir montrer au lecteur pourquoi il se considère comme le protagoniste de sa propre histoire. Et c'est quelque chose que l'auteur a parfaitement réussi à faire ici, rendant le personnage terriblement attachant à mes yeux. Nyeh.

Quant à l'histoire... que dire à part que j'ai été conquise ?
Je pensais vraiment que cette dernière irait dans un autre sens que celle qu'elle a prise, mais quelque part, je trouve presque ça... logique. On est embarqué dans l'histoire comme Sophia par l'enlèvement de son oncle, et on part dans quelque chose de totalement différent de ce qui avait été prévu. Presque du début à la fin, on passe de décor en décor en rêvant de pouvoir s'arrêter un peu sans vraiment le pouvoir, ce qui est dommage.
Mais tous les mystères qu nous cache cette histoire permettent de faire le deuil de ce qu'on a pas pu voir, tant tout ce qui se profile à l'horizon semble génial et intéressant. C'est une complexité folle qui s'offre à nous, et même s'il faut parfois réussir à s'accrocher pour tout appréhender, c'est avec plaisir que je l'ai fait, et que j'ai dévoré ce livre.

Je l'ai d'ailleurs dévoré alors que je partais moi-même en voyage. Et j'ai adoré le dévorer. Certes, il ne vaut pas totalement un 10 sur 10 parce qu'il y a quelques petits détails qui mériteraient d'être améliorés, notamment au niveau de la lisibilité de l'histoire parfois très complexe... mais ça n'en reste pas moins un fabuleux coup de cœur pour moi. Essayez le si vous aimez les voyages, vous ne serez pas déçu, je vous assure ! 

❤9.5/10

samedi 2 juillet 2016

La Guerre des Cauchemars (B. F. Parry)

Titre : La Guerre des Cauchemars
Auteur : B. F. Parry
Genre :  Fantastique 
Série : Oniria (Tome 3)
Nombre de pages :  278 pages

Résumé :
La guerre fait rage entre le Royaume des Rêves et la Nouvelle République Cauchemar, mettant Oniria à feu et à sang. Par ricochet, l'imagination des Terriens s'en trouve tétanisée. Eliott, Katsia et leurs amis essaient tant bien que mal de mener leur mission au milieu de ce chaos. 
Mais mensonges et trahisons ébranlent bientôt leurs convictions les plus profondes. Le groupe des rebelles parviendra-t-il à conserver l'unité dont il a besoin pour sauver le père d'Eliott et ramener la paix à Oniria ? 

Prenez garde aux spoilers traîtres qui rôdent autour de ce troisième tome des aventures d'Eliott ! 

Je me souviens que quand j'avais lu le premier tome et que j'avais un peu grimacé sur le côté très enfantin et manichéen de l'histoire, plusieurs personnes m'avaient dit d'essayer de ne pas m'y fier, que cela changerait.
Eh bien franchement je ne m'attendais pas à ce que ça change autant pour tout dire !

Quand j'y réfléchis, on part vraiment de loin. Certes, on est pas au niveau d'énormes retournements de situations à la Nashira ou Eragon, mais on sent vraiment que l'histoire a gagné en maturité - au même titre qu'Eliott. En fait, c'est presque une sorte de métaphore assez intéressante même, de voir qu'Eliott gagnant en maturité, il observe le monde de façon plus mature et se rend compte que ce dernier n'est pas simplement en noir et blanc, mais plein de demi-teintes soumises aux sentiments des personnages.
En bref, on a la continuité de l'histoire et des problèmes qu'elle posait... et croyez moi que ça ne s'arrange pas. La fin de ce tome est... Encore une fois, je ne peux rien vous dire mais... comment dire. Je comprends ceux qui me disaient attendre le quatrième tome avec beaucoup d'impatience, hum.

Du côté de l'univers et de la plume... je n'ai pas grand chose à dire, en fait. Le premier a déjà été bien placé durant les deux premiers tomes et ici, il n'y a pas beaucoup de "neuf". Les éléments posés sont simplement utilisés comme dans tout univers créé qui se veut. Il y a simplement quelques petits détails supplémentaires bienvenus expliquant certaines choses. Quant à la plume... elle reste très agréable à lire pour faire suivre le récit.

Pour les personnages... Eh bien on peut dire que j'ai été surprise ! Parfois un peu en mal, parfois en beaucoup de bien. Pour le coup je n'ai pas boudé mon plaisir, je pense.
Du côté d'Eliott, je pense que c'est probablement lui qui a été un peu décevant pour moi - je l'ai en effet trouvé un peu "effacé" au cours de l'histoire. Il a plusieurs grands moments, mais je l'ai trouvé moins présent, l'histoire moins centrée sur lui.
Ce décentrement est plus concentré, pour le coup, sur Katsia - que j'ai trouvé très intéressante. On suit un vrai déroulement, beaucoup de révélations sur ce qu'elle est et quelques petits détails à son propos, qui vont vraiment aller crescendo. Pour moi c'est presque elle, le véritable héros de cette histoire.
Et les autres personnages sont un peu plus effacés, mais ils offrent chacun une facette intéressante de l'histoire. Notamment, j'ai beaucoup aimé la sorcière et Jov' et toute la problématique qu'ils vont poser.

... En fait c'est terrible, j'ai l'impression d'avoir parlé dans le vide depuis vingt minutes que je tape cette chronique. C'est surtout qu'en fait, arrivée au troisième tome, j'ai de la peine à en parler sans spoiler - surtout qu'ici tout ce qui est vraiment intéressant se trouve être dans la partie spoiler de la chose, donc je ne peux pas dire grand chose. Mais si vous avez aimé les premiers tomes, vraiment, n'hésitez pas. Ca en vaut le coup ! 

7.5/10

vendredi 1 juillet 2016

Bilan du mois de Juin 2016

Et un mois de juin qui se fini dans une chaleur agréable ! :)
Bonnes vacances à ceux qui en ont ! 

Livres dévorés et chroniqués :




Petits nouveaux dans la bibliothèque : 

Rien cette fois-ci... avec la Japan Expo qui approche, 
vaut mieux que je me ménage :D

Emprunts aux amis généreux : 

Pour cette fois, je suis restée sage ! ;)


Visiteurs d'autres bibliothèques :


Mon coeur s'est emballé pour... 

Rien du tout, ce mois-ci...
Peut-être le prochain ? 

Mon coeur s'est brisé pour... 


Et j'en suis sincèrement désolée... 

Livre répudié 

Aucun ! Champagne :) 

mercredi 29 juin 2016

Le carnet noir (Perle Ngoyo)

Titre : Le carnet noir
Auteur : Perle Ngoyo
Genre :  Science fiction & Fantastique
Série : Gardiennes (Tome 1)
Nombre de pages : 231 pages

Résumé :
A vous qui venez d'ouvrir mon carnet, je dois vous prévenir que celui-ci ne ressemble à aucun autre ouvrage. Vous ne devez en aucun cas informer d'autres personnes sans lien avec ce carnet de son existence et de son contenu. 

A présent, vous ne pouvez plus faire marche arrière. Maintenant que vous l'avez ouvert, il vous appartient. Seuls vous et vos compagnons en aurez l'accès. 

Ma plus vous guidera dans des endroits improbables, mais vous devrez garder en mémoire qui vous êtes. Ne vous laissez jamais submerger par les embûches que vous allez rencontrer et les doutes qui vont vous assaillir. Mais avant toute chose, vous devrez trouver les trois morceaux manquant de la clef, celle-ci vous guidera dans une aventure des plus étranges. 

Oui.
Alors, non, en fait. Non, non, et encore non. Et cette fois-ci c'est pas un non frustré de Nashira, c'est un non définitivement et totalement déçu - et j'en suis franchement désolée.
Petit clin d'oeil avant de commencer à l'Eden, qui avait l'air d'attendre cette chronique avec beaucoup, beauuuucoup d'impatience. J'espère que ça te plaira !

Gardiennes est en fait un livre que j'ai depuis un sacré bout de temps - que j'ai déniché à la Japan Expo. J'ai pu d'ailleurs y rencontrer l'auteur, qui m'en avait longuement parlé. Et au départ, j'avais vraiment été séduite ! Le livre présentait une belle couverture, l'intérieur des pages est décoré de façon élégante (arabesques dessinées sur les pages...), et surtout, il y avait un petit quelque chose que j'adore habituellement : une enveloppe à l'intérieur du livre, contenant des éléments. Si vous avez déjà lu Cathy's book, vous connaissez ça. Généralement, ce sont des éléments qu'on met quand le livre comporte une enquête, afin que le lecteur puisse la mener de son propre côté.
Bref, ça partait haut. Très, très haut.

Autant dire que la chute n'en fut que plus dure. Parce que chute il y a eu. Et vertigineuse elle fut.
Vertigineuse déjà par le désappointement que j'ai ressenti en ouvrant le livre et en le lisant de façon plus attentive. Déjà parce qu'au final je trouve que les éléments dans l'enveloppe au début du livre ne servent à rien si ce n'est à un peu d'illustration - ce qui est dommage -, et surtout parce que rien ne viendra sauver ça.
La plume de l'auteur n'est pas mauvaise à la base. Mais déjà de ce côté là, elle a besoin d'énormément de relecture. Les tournures sont parfois extrêmement maladroites, au point que je grimaçais devant mon livre. De plus... j'ai été surprise parfois de trouver non seulement des fautes dans le livre mais également... des commentaires de bêta-lecture. Et juste... juste, non. C'est un niveau de politesse plus qu'élémentaire envers le lecteur que de se relire pour au moins enlever ça du livre, quand même. Il ne faut pas non plus exagérer.

Au niveau de l'histoire... je ne comprends pas.
En fait vraiment c'est aussi simple que ça. Je ne comprends pas. Ni d'où l'auteur part, ni où elle souhaite aller. Tout le mystère qu'elle crée autour de son carnet noir et des pierres ne semble avoir presque aucune logique - en tout cas j'ai eu beaucoup de mal à en trouver une ? - et les révélations qui arrivent à la fin ... tombent littéralement comme un cheveux sur la soupe. Comme une perruque sur la marmite de mamie, même.
Vraiment, je ne savais pas à quoi m'attendre quand j'ai acheté le livre, mais c'était un inconnu accueillant, délicieux. Là, j'ai l'impression qu'au lieu du bain chaud auquel je pensais avoir droit, on m'a balancée dans une marre d'eau glacée avec des poissons gluants.

Et pour terminer la métaphore, vous l'aurez peut-être deviné, les poissons gluants... ce sont les personnages. Parce que oui mais juste, non. Non, voilà. Non. Lyra apparaît comme étant un peu trébuchante mais appréciée. On se reconnait dans sa passion de la lecture, mais... ça s'arrête là. Parce que j'ai vraiment l'impression d'avoir en face de moi un personnage en une ou deux dimensions, pas un véritable être pensant.
C'est un peu la même chose avec Sélène et Shawn, et plus tard, Firey et Keena. A plus forte encore raison pour Keena, qui me semble vraiment... inconstante et trouble dans ses faits et ses paroles : un instant elle souhaite partir le plus loin possible, l'instant suivant elle taquine tout le monde comme si elle les connaissait depuis très longtemps...
Mais le pire, vraiment, ce qui a fini de me faire grincer les dents à m'en faire péter les prémolaires, ce sont les relations tissées entre les personnages. Je ne veux pas vous dévoiler toute l'intrigue, mais l'auteur passe un bon moment à développer des sentiments entre deux couples de personnages... pour finir Par jeter tout ce travail à la corbeille et sortir une relation quasiment sortie de nulle part entre deux autres. Sans compter que ça lance même un lien qui est interdit dans le contexte où il est, chose qui est totalement ignorée alors que je la trouve suffisamment importante pour mériter un peu plus que deux lignes dans le coin d'une page.

Non, vraiment. Je ne veux pas descendre totalement ce livre en flammes parce qu'il ne le mérite pas - j'ai conscience que l'auteur a vraiment voulu faire un bon travail. Le problème, c'est que tout mérite encore beaucoup de consolidation. L'histoire est floue et bancale, la plume mérite un sacré coup de balais et les personnages sont... cela me peine de le dire, mais quasiment ridicules. C'est rare pour moi de mettre une telle note, mais je vais être honnête. Pour moi, en l'état, le livre ne mérite pas plus qu'un... 

3/10

dimanche 26 juin 2016

Mathilde (Jenny & Alex Coridun)

Titre : Mathilde 
Auteur : Jenny & Alexis Coridun 
Genre :  BD ; Jeunesse ; Romance
Série : Mathilde (Tomes 1 à 5) 
Nombre de pages : ~50 pages par tome

Résumé :
Un matin d'été à la terrasse d'un café...A l'aube de mes 25 ans, qu'ai-je accompli dans ma vie ? Qu'en est-il de mes rêves d'enfant, de mes espoirs d'adolescente ? Je crains qu'à l'heure du bilan, le temps ne soit plus à la fête.
C'est le temps des soupirs.


Bon ! Du coup comme on en avait discuté sur Facebook, je vais pas m'enquiquiner à faire une chronique pour CHAQUE tome de cette série (il y en a cinq), vu qu'au final je les ai tous lu d'une traite en une après-midi. Donc je vais vous faire ici un topo général sur le style, les personnages et l'histoire mais tout au long de la série, en essayant bien sûr de limiter les spoilers comme je le peux. Vous êtes prêts mes cocos ? Attachez vos ceintures, on est partis !

L'histoire de Mathilde est celle d'une jeune fille (Mathilde. Vous l'aurez deviné. Sinon euh je peux rien faire pour vous.) qui cherche à devenir écrivain, et pour qui la vie en ce moment est un peu compliqué, entre son travail de caissière où elle fait beaucoup de gaffes et son petit ami, avec qui sa relation est un peu compliquée.
L'histoire va la suivre tout au long de ses péripéties, jusqu'à ce qu'elle rencontre quelqu'un qui l'aidera à changer sa vie et à faire ce qu'elle peut pour réaliser son rêve. C'est une histoire somme toute plutôt classique, qui mêle romance et vie de tous les jours. Après, l'auteur sait comment rendre ça intéressant, il y a beaucoup de rebondissements et on peut dire que les personnages sont hauts en couleur. Tout ça fait qu'au final, on a droit à une histoire qui offre parfois de véritables surprises auxquelles on ne s'attendait pas (je pense notamment à la fin du tome 3) et qui... déménagent, pour le moins.

Comme je l'ai déjà noté plus haut, une autre chose qui déménage pas mal, c'est les personnages. Les trois principaux sont Mathilde, Paul et son fils Sacha, mais il y en a pas mal d'autres - le petit ami de Mathilde, une collègue de boulot, la mère de Sacha...
Chacun est présenté comme étant unique et avec son propre caractère, ce qui les rend très particuliers. Malgré ça, pourtant, j'ai trouvé que pas mal de personnages avaient tendance à être un peu trop "transparents" à mon goût. Par exemple, un personnage du début apparaît comme extrêmement "pâlot"... alors qu'à la fin il se révèle être quasiment machiavélique. Du coup ça fait un changement ton assez impressionnant.
De même, Mathilde est.. Disons que c'est un personnage très sympathique, mais y a des moments je l'ai trouvée sombrement cruche, soyons honnêtes. Je veux bien qu'elle ne soit pas super douée dans certains domaines mais, y a des LIMITES, même à l'ignorance !
Tout ça fait que parfois j'étais vraiment très énervée par son attitude. Jeune et insouciante, d'accord. Écervelée ? Non merci.

Heureusement, les personnages sont rééquilibrés par un truc que j'aime beaucoup Jenny : son style artistique. Elle a vraiment un très bon coup de crayon, agréable, et une très forte influence occidentale qui se ressent dans sa tendance à dessiner les personnages de façon plus "caricaturale" (voire, chibi) lors de scènes un peu comiques, où les personnages s'enquiquinent entre eux ou sont énervés. C'est un bon moyen d'apaiser la tension.
De plus, la gestion des couleurs est très agréable, et du coup, j'ai vraiment l'impression d'avoir sous les yeux le parfait hybride entre les BD en couleur occidentales mais dont je n'apprécie pas le style, et les mangas japonais qui sont presque toujours en noir et blanc. C'était très agréable, et c'est pour moi un vrai plus.

Donc voilà. Si vous aimez bien la BD, que vous avez un petit faible pour le style de dessin plutôt japonais, que les histoires d'amour c'est votre truc, foncez ! Mais il ne faudra pas trop vous préoccuper, dans ce cas, des personnages qui sont parfois un peu étranges ou énervants. Pour le coup, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, et je lui offre donc un bon... 


8/10

mercredi 22 juin 2016

Immaculée (Katelyn Detweiler)

Titre : Immaculée
Auteur : Katelyn Detweiler
Genre :  Jeunesse, Contemporain
Série : Immaculée (Tome 1)
Nombre de pages : 404 pages

Résumé :
Mina a dix-sept ans. Elle est vierge. Et enceinte.

Première de classe, bien dans sa peau et dans sa famille, Mina sort avec le garçon le plus ambitieux du lycée. Mais le jour où elle se découvre enceinte - alors qu'elle n'a jamais fait l'amour -, son monde bien ordonné chavire. Personne ou presque ne croit en sa virginité. Pour son père , le coupable est son petit ami ; ce dernier, lui, est persuadé qu'elle l'a trompé. 
L'histoire de la grossesse de Mina va se répandre comme une traînée de poudre. Pour certains, elle est une hérétique, tandis que, pour d'autres, les miracles sont possibles et l'enfant à naître de Mina sera le plus grand de tous... Et vous, dans quel camp vous rangerez-vous ? 

Je vais vous avouer un truc : je ne sais pas vraiment comment je vais faire pour cette chronique. Ce livre n'était pas mauvais, de loin, mais... il touche à des sujets plutôt délicats et j'ai du mal à trouver par quel bout attraper ce bébé.
Du coup je vais me lancer et, hmm. Si ce que je raconte est problématique pour vous, n'hésitez pas à me le dire ? Je vais vraiment faire en sorte de ne heurter personne, mais sujet délicat oblige, les maladresses peuvent arriver même quand on fait attention.

Ceux qui ont lu le résumé savent un peu déjà où l'histoire a décidé de nous embarquer : l'histoire d'une fille vierge, enceinte. Et le titre, si c'était encore nécessaire de le faire, rajoute une bonne grosse couche sur ce qu'on devine déjà être un sujet à forte tendance religieuse (parce que bon, "immaculée", l'immaculée conception, tout ça... voilà voilà). Et je ne vais pas vous détromper, parce que c'est exactement de ça dont il va être question tout au long du récit : Mina se retrouve enceinte sans jamais avoir couché avec qui que ce soit, et doit bien pouvoir se défendre.
A vrai dire, pour être honnête, l'héroïne elle-même au départ ne parle absolument pas d'une immaculée conception ou de quoi que ce soit de religieux dans ce genre. Elle se contente de faire face à la situation comme elle le peut - ce sont les gens autour d'elle qui vont très vite partir sur ce sujet.

Et quel sujet... Honnêtement, c'est là que le livre a commencé à me perdre peu à peu. Voyez vous, le ait est que pour ma part (même si on est d'accord que ça n'intéresse pas grand monde tout ça), je ne suis absolument pas croyante. Et je n'ai en fait rien du tout contre les gens qui le sont hein, rassurez vous (tant qu'ils me fichent la paix avec ça). Mais du coup le livre, ça se sentait qu'il a été écrit aux USA (qui est un pays très porté religion). Du coup, il y a une énorme place laissée autour de ça, qui pour ma part m'a parfois un peu dérangée.
Je crois que le vrai problème est qu'en décidant d'acheter ce livre, j'étais poussée par la curiosité de ce qui avait bien pu arriver à Mina pour se retrouver enceinte comme ça. Je me demandais ce qui avait bien pu causer ça - et étrangement, je ne me suis pas dit un instant que c'était peut-être une véritable histoire de second Messie. Du coup, quand j'ai fait face à ça tout au long du livre, j'étais entre le déçu et le malaise, parce que ce n'est vraiment pas mon rayon.

En revanche, je dois vraiment saluer de mon chapeau le livre pour une chose : la critique qu'il parvient à faire des médias et de la religion poussée à l'extrême. Vous vous en doutez mais à l'ère du numérique, l'histoire de Mina dans le livre va voyager très vite... et avoir énormément de conséquences. Je ne vous raconterai pas tout, mais sachez qu'il y a plusieurs événements qui vont vraiment vous pousser à vous interroger sur la légitimité que ressentent parfois les gens à juger et à se mêler d'histoires qui ne les regardent absolument pas... parfois au détriment du bonheur de quelqu'un qui ne leur a rien fait. Cela pousse vraiment à réfléchir à l'impact du net et des médias, à ce que d'autres sont prêts à faire pour avoir raison ou en tout cas pour se faire entendre, et à ce qu'il se passe, au final, derrière ces caméras pointées qui ne montrent que ce qu'on veut bien nous montrer.

Enfin, du côté un peu plus "trivial" des personnages... J'ai beaucoup aimé Mina. Cela se voit qu'elle est forte. Toutes les jeunes mères (et surtout les adolescentes) le sont, pour faire face à une grossesse alors qu'elle doit terminer ses études, mais également et avant tout pour supporter comme ça la pression sociale qu'elle subit. Comme le lui dit un médecin à un moment : toutes les jeunes mères sont fortes, mais elle l'est particulièrement parce qu'elle fait face à quelque chose d'inhabituel mais reste droite, pour elle et pour son enfant.
J'ai également beaucoup aimé les relations qui se tissent ainsi autour d'elle et de ce que beaucoup considèrent comme son "mensonge". J'ai vraiment apprécié que même parmi les gens les plus proches d'elle, beaucoup ne la croient pas mais continuent d'agir comme ils le peuvent, comme ils sentent ils peuvent et doivent le faire. C'était vraiment une belle leçon d'humanité... même si parfois j'avoue avoir trouvé certains personnages un peu trop "caricaturaux" (on pensera notamment à un garçon dont on parle souvent, que j'ai eu l'impression de voir transformé en "grand méchant" justement pour avoir plus de poids dans l'histoire. Je ne sais pas très bien comment l'expliquer sans vous spoiler, mais disons qu'au lieu de laisser au personnage sa souffrance dans un monde gris, l'auteur a semble-t-il préféré le faire flirter plus près du noir total pour ne pas laisser trop d'ambiguïté. Et c'est dommage, parce que du coup, la scène qu'elle utilise pour ça me semble totalement sortie de son contexte et hors propos).

Et je me rends compte que je pourrais aller très loin avec tout ça sans vraiment avoir de but final, donc je vais m'arrêter là. Retenez donc ceci : le livre en lui-même est très intéressant, les personnages et leurs relations bien construites et les questions qu'il soulèvent sont pertinentes. Simplement, le sujet est très délicat à traiter, surtout si vous êtes sensibles sur la question du religieux. A vous de voir si vous avez envie de le lire, du coup ! :) 


8/10

dimanche 19 juin 2016

Alive (Scott Sigler)

Titre : Alive
Auteur : Scott Sigler
Genre :  Science fiction & Dystopie
Série : The Generations (Tome 1)
Nombre de pages :  463 pages

Résumé :
"J'ouvre les yeux dansl e noir. Le noir total. J'entends ma propre respiration, mais rien d'autre. Je soulève la tête - elle bute sur une surface solide, qui ne bouge pas d'un pouce. Il y a un mur juste devant mon visage. Non, pas un mur... un couvercle."

Em se réveille dans les ténèbres, seule, entravée dans un espace confiné qui ressemble à un sarcophage. Elle sait que c'est le jour de son anniversaire mais... c'est tout. Elle ne se rappelle nid e son nom, nid e ce qu'elle a fait la veille, ni le visage de ses parents. Elle n'y comprend absolument rien. Lorsqu'elle parvient, à force de volonté, à se libérer de ce piège, elle découvre, autour d'elle, onze autres cercueils, dont certains occupants sont encore en vie. Une initiale et un nom de famille sont gravés sur chaque sarcophage. 

La jeune fille prend la tête du petit groupe d'adolescents - qui pensent tous avoir douze ans, mais qui en paraissent plutôt dix-sept - et découvre un labyrinthe de couloirs poussiéreux, constellés par endroits d'ossements. Se trouvent-ils sous terre ? Y a-t-il d'autres survivants ? Comment trouver eau et nourriture ? Et surtout : qui sont-ils, quels sont ces étranges symboles qui marquent leur front, comment se sont-ils donc retrouvés là ? 

Ughhhh. J'ai eu l'impression de mettre des siècles à finir ce livre. Dites moi, c'était qu'une impression ou... ? Non parce que il me semblait long, mais long ! Et pourtant... certes, il fait bien ses 450 pages passées, mais quand même il était pas si énorme que ça.
Enfin bref.

Si une chose est certaine, c'est que Scott sait commencer un récit de manière... percutante. rien que ce début d'histoire, avec une héroïne plongée dans le noir et dans ce qui semble être un sarcophage, est à vous filer une crise de claustrophobie gigantesque. C'était tout bonnement à vous faire frissonner.
Et tout ça ne s'arrête pas là ! Je ne vous dirai rien de trop gros sur l'histoire pour vous laisser le plaisir de tout découvrir vous même, mais brrrr ! A chaque couloir, chaque pas, on se demande ce qui va arriver, ce qui va tomber encore sur la tête de nos pauvres protagonistes. Toute l'histoire va vous nouer les tripes du début à la fin, tandis que vous vous demanderez où diable est-ce que vous êtes, et qu'est-ce que c'est que cette histoire.

Histoire... autrement plus...
ARGH.
Mais j'aimerais tellement pouvoir vous en parler ! Sérieusement c'est terrible. Mais ce serait vous gâcher des retours qui sont vraiment très intéressants à découvrir comme ça. Alors je me contenterai de dire ça : vous n'imaginez pas tout ce qui vous attend, si vous vous lancez dans cette lecture.
Mais le fait est que sur le début, on part dans quelque chose de tellement, tellement plus grand que ce à quoi on s'attend. On se fait complètement avoir par les embuscades de l'auteur et c'est quelque part un vrai plaisir de découvrir ça.
Le seul reproche que j'aurai à faire - et encore, il est un peu "spécial" - c'est que sur la fin, j'ai vraiment l'impression qu'il reste pas mal de trucs totalement irrésolus. Et... en fait, le second tome (il s'agit là d'une trilogie ?) semble partir sur un sujet totalement différent ? Donc j'ignore si l'auteur prévoit un truc encore plus gros que c que je pensais ou bien s'il a simplement décidé de ne pas répondre... mais du coup c'est un peu étrange.

Quant aux personnages, enfin... Ils étaient intéressants ! En fait, les personnages eux-mêmes ne m'ont pas tant que ça marquée, j'avais l'impression d'en être comme éloignée, mais j'ai beaucoup aimé ces réflexions que l'auteur amenait au travers des actes qu'il présentait. Comme chacun de ces enfants-adultes semble n'avoir aucun souvenir de ce qu'il est ou était, on peut alors développer toute une réflexion ur ce qu'est chaque personne, ce qu'elle peut devenir et à quel point le fait d'avoir ou non une mémoire va l'influencer dans ses choix.
Plus d'autres réflexions encore plus intéressantes, déclenchées par des événements qui viennent bien plus tard mis dont je ne peux pas vous parler.
Mais le fait est que sinon, et c'est pour moi là le seul point faible de ce livre, les personnages sont plutôt... vides. Il y en a un grand nombre, mais du coup, je ne parvenais pas vraiment à m'interroger plus de quelques instants sur eux, ils me semblaient tous êtres un peu "fantomatiques", et c'est vraiment dommage.

Voilà voilà. Je ne suis pas trop sûre de comment terminer cette chronique. J'ai apprécié ma lecture, certes - elle avait une bonne ambiance et on allait de surprise en surprise ! - mais le fait que les personnages étaient un peu transparents ne m'a pas aidée à rentrer totalement dans l'histoire. Au final je l'ai trouvée très chouette... mais ce ne sera de loin pas un de mes coups de cœur, je pense. 


7.5/10

samedi 11 juin 2016

Le Sacrifice (Licia Troisi)

Titre : Le Sacrifice
Auteur : Licia Troisi
Genre :  Fantasy
Série :  Les Royaumes de Nashira (Tome 3)
Nombre de pages : 401 pages

Résumé :
Deux soleils brillent
dans le ciel de Nashira
Mais l'un des deux est maléfique
et menace les royaumes...

La fin de Nashira n'a jamais été aussi proche. Si personne n'intervient, les deux soleils déverseront bientôt sur la planète une apocalypse de feu. Seuls Talitha et Saiph se battent côte à côte pour sauver le royaume. Mais Talitha a abandonné la cause rebelle. Traquée par son armée et par les soldats talarites, elle est celle qui a trahi les deux tribus. Sa tête est mise à prix par son père, le despote. Doit-elle continuer à fuir ou rejoindre Saiph, celui quelle aime ? 

Prenez garde au Soleil dardant sur vous ses rayons chargés de spoilers, puisque ceci est le troisième tome !

NON.
NON, NON, NON, NON ET ENCORE NON. NIET, いいえ, NEIN, 不, NO. JE SUIS PAS D'ACCORD CE TOME NE PEUT PAS SE TERMINER COMME CA ARRGHHHHH !!

Hum.
Voilà voilà. Donc oui alors si vous vous demandiez j'étais à peu de choses près dans cet état, hier soir, quand j'ai terminé ce troisième tome. Déjà parce qu'à la base en fait, je pensais qu'il s'agissait d'une trilogie et non d'une quadrilogie (comme je l'ai durement appris à mes dépends, hum), mais aussi parce que cette fin. CETTE FIN, BORDEL.
Je dois vous avouer que j'ai mis pas mal de temps à lire Nashira parce que j'avais du mal à m'y mettre, tout simplement. Vous connaissez mon histoire un peu antipathique avec les personnages de Licia Troisi, et j'avais un peu peur de ce qu'allais devenir Talitha, après ce qu'elle avait déjà subi.
Mais si je m'attendais à ça.

Bon sang, vous ne pouvez pas savoir à quel point je meurs d'envie de HURLER avec vous toute la peine et tout le désespoir que j'ai ressenti en lisant certains passages. Et tout le bonheur à en lire d'autre. ET LA FRUSTRATION ET LE GNGNGNNMGOGIMEOINGON
*votre correspondante s'est absentée le temps de se calmer. Veuillez patienter, s'il vous plait.*


Donc. Euh. Reprenons. Calmement, si on le peut.
Vous l'aurez compris, du côté de l'histoire, je n'ai pas grand chose à dire à part "AHHHHHH". Un AHHHHH très positif, si vous vous demandiez : une fois véritablement embarqués dans l'histoire, on ne peut plus lâcher le livre, ce qui fait que je l'ai finalement dévoré en moins de quelques heures. On poursuit les héros d'abord de façon séparée puis ensemble, en allant de rebondissements en rebondissements. Et quels rebondissements ! Le plus dur dans tout ça, c'est que je ne peux pas vous en parler. Il faut vraiment que vous ayez le maximum de surprises. Je dirai simplement une chose, un détail : il y a un moment de l'histoire que j'ai trouvé vraiment très, très "fabriqué". Deux personnages devaient se rejoindre, et alors que je pensais les voir se chercher dans un monde quand même plutôt vaste et sans possibilités de se joindre quand on est éloigné, ils se tombent dessus "par hasard". Et, comment dire. Si le hasard fonctionne comme ça, va falloir qu'ils aillent jouer aux jeux, ces deux là...

Enfin. Du côté des personnages aussi, c'est un grand moment de bonheur.
Déjà parce qu'on retrouve certains chouchous qu'on aime bien - Saiph, oh mon Saiph ! Mais aussi parce que du côté des caractères, on voit une véritable évolution. Vous vous souvenez, dans la chronique du tome 2, quand je vous disait que j'avais peur que Talitha ne prenne le même travers qu'un autre personnage de Licia en se retrouvant prisonnière de cette volonté de mort, incapable de voir toute beauté dans la vie ? Eh bien quelque part, cela a changé ! Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, mais sachez qu'il y a une véritable évolution dans le caractère de Talitha, qui non seulement explique toute ses actions passées, mais également sa réflexion à ce propos et ce qu'elle en a appris. Et c'est un vrai bonheur de voir un des personnages de Licia évoluer comme ça, pour moi.
D'autres personnages sont bien plus marqués que dans les autres tomes, notamment du côté de ceux qui persécutent nos héros. On en apprend bien plus sur eux et leurs motivations, ce qui fait que même si on ne peut pas excuser leurs actes, on peut au moins les comprendre - chose que j'ai bien apprécié.

Pour terminer, du côté de la plume et de l'univers... je n'ai ma foi pas grand chose à en redire. On commence à vraiment mieux comprendre comment fonctionne le monde de Nashira, et tout ce qu'on a appris durant ce troisième tome semble assez clairement nous mener vers quelque chose de plus grand qui se dévoilera dans le quatrième et dernier bout de l'histoire. Si j'ai encore ici un reproche à faire, ce serait celui de la carte : je l'ai découvert à la fin du tome, après avoir grogné et bataillé avec mon imagination pendant toute l'histoire... pourquoi ne pas l'avoir mis au début ? Cela aurait peut-être été plus utile pour tout lecteur étourdit qui, comme moi, oublie de checker la fin du livre ou souhaite ne pas le faire pour éviter les spoilers...

Bref. Mis à part ces deux-trois accrocs, pour moi, la trame de Nashira continue de façon excellente. Sérieusement, si vous aviez déjà lu les deux premiers tomes et hésitiez encore à lire ce troisième, pas la peine. Allez l'acheter, réservez quatre ou cinq heures de votre vie et ensuite, venez donc hurler avec moi sur le fait que la suite n'est pas encore sortie. 

9/10

lundi 6 juin 2016

L'île au secret (Tui T. Sutherland)

Titre : L'île au secret
Auteur : Tui T. Sutherland
Genre :  Fantasy
Série : Le Royaume de Feu (Tome 4)
Nombre de pages :  385 pages

Résumé :
Comète, capturé par son clan, se retrouve prisonnier dans le sombre et rocheux royaume de Nuit. Il découvre avec consternation le comportement odieux des Ailes de Nuit, ainsi que leurs plans sinistres concernant le royaume de Pluie. Comète doit prévenir ses amis, les autres Dragonnets du Destin. Mais comment jouer les héros quand on est froussard et isolé sur une île volcanique ? Le sort de deux royaumes est entre ses griffes ! 

Prenez garde aux spoilers qui rôdent dans les ombres, on est déjà au tome 4, ici ! 

Eh bah, il était temps que je parvienne à faire cette chronique ! Depuis le temps que je devais l'écrire... les examens me prennent décidément beaucoup trop de temps. Gnuh. Là d'ailleurs pour la petite histoire on est en train de relire nos derniers dossiers pour les rendre, avant d'aller passer un oral sur l'importance des outils technologiques dans le cadre de l'enseignement. Sujet barbare s'il en est.

Enfin bref, vous n'êtes certainement pas là pour m'écouter parler du boulot. Ce royaume de Feu 4, alors, qu'en ai-je pensé ? Beaucoup de bien, assurément. Ce fut un plaisir (dévoré en moins d'un jour, d'ailleurs) de retrouver les différents dragonnets et de découvrir, une fois de plus, la façon de penser et les sentiments de l'un d'eux.
Cette fois-ci, c'était Comète qui était à l'honneur, découvrant son peuple et le mystère qui les entoure. Et j'ai un vague souvenir de vous avoir dit que j'avais hâte de le découvrir et de découvrir ce qu'il savait sur les secrets des dragons de la Nuit... bon, il faudra quand même avouer que j'ai été un peu déçue de ce côté là, parce qu'en réalité, Comète est bien plus "transparent" que ce qu'on aurait pu penser, plus... passe partout. Bref, le fait est que je me suis peut-être un peu monté la tête sur ce coup-là.

Pour le coup, on a également découvert plusieurs personnages que j'ai trouvé très intéressants, tels que Destiny, faisant partie des dragonnets de "remplacement", mais également la royauté du clan des Ailes de la Nuit... dont je ne peux pas vous dire grand chose. Mais bon sang que j'aimerais parce que je trouve que là aussi, comme avec le livre sur Gloria, ça nous apprend plusieurs choses très intéressantes sur ce qu'est la royauté et ce qui fait une tête couronnée.
Les autres dragonnets, en revanche, sont bien plus discrets dans ce quatrième tome, n'apparaissant vraiment qu'à la fin... me^me si au final ce n'était pas si dérangeant parce que bien amené : Comète est certes seul, mais pense souvent à eux, et surtout il a besoin de se retrouver seul pour apprendre à grandir un peu et à faire face à ses peurs. Ce qu'il fait plutôt bien, donnant une évolution du personnage que j'ai bien aimé !

Evolution qui se retrouve du coup tout au long de l'histoire. Si on commence avec un Comète ayant une totale foi en son peuple et risquant même de trahir ses amis par peur de décevoir ceux de son clan, on voit qu'il commence petit à petit à faire fonctionner ce qui marche le mieux chez lui, c'est à dire son cerveau, pour réfléchir un peu plus à ce qu'il est juste ou non de faire.
L'histoire pose donc au départ un vrai conflit de loyauté entre ceux avec qui il a grandit, et ceux de sa famille, qui est, je trouve, plutôt intéressant. Il pose également plus loin dans l'histoire une autre question, dont je ne peux malheureusement pas vous parler, mais qui remet en réflexion toute un pan sur le destin et ce qu'on doit faire de son avenir, comment on peut voir ce dernier.

Le tout est, comme pour les premiers tomes, tenus par une écriture qui donne envie de lire. Je l'ai certainement déjà dit (la dure réalité des histoires en plusieurs tomes par le même auteur, haha... d'ailleurs vous pensez pas que ce se serait intéressant, des livres en plusieurs tomes, mais écrits par des auteurs différents ?), mais si elle ne casse pas des briques, la narration a un très bon rythme qui fait qu'on dévore le livre à toute vitesse - même si ça doit aussi être dû au fait que c'est une narration faite pour les lecteurs assez jeunes, et donc simplifiée.

Du coup voilà : un personnage dont j'en attendais peut-être un peu trop mais qui reste honnête, une écriture très agréable qui sait porter le lecteur et une histoire qui, sur un tome qui semble être un point presque critique, apporte de vraies interrogations. Que dire d'autre, à part que la série continue d'être géniale et que j'ai vraiment hâte de pouvoir lire le cinquième tome ? 

8.5/10

mercredi 1 juin 2016

Bilan du mois de Mai 2016

Yaaay vous avez vu je suis vivante ! :D
(Si j'en viens à dire ça, c'est grave, non ?)

Livres dévorés et chroniqués :


        

 


Petits nouveaux dans la bibliothèque : 

 

Hey vous avez vu ? Je suis restée presque sage !

Emprunts aux amis généreux : 

Pour cette fois, je suis restée sage ! ;)

Visiteurs d'autres bibliothèques :

Le calme plat... Merci les révisions ! Mais bientôt, j'y retourne !

Mon coeur s'est emballé pour... 

Rien du tout, ce mois-ci...
Peut-être le prochain ? 

Mon coeur s'est brisé pour... 

Aucun ! Champagne :) 

Livre répudié 

Aucun ! Champagne :) 

samedi 28 mai 2016

Nil (Lynne Matson)

Titre : Nil
Auteur : Lynne Matson
Genre :  Fantastique & Dystopie
Série : Nil (Tome 1)
Nombre de pages :  456 pages

Résumé :
Comment s'échapper d'une île qui n'existe pas ? 

Charley se réveille sur une île somptueuse qui ne figure sur aucune carte. Elle y survit tant bien que mal avant de rencontrer Thad, le leader du clan des humains présents sur Nil. 
Il lui apprend la vérité, glaçante : pour quitter cet enfer paradisiaque, il faut trouver une des portes qui apparaissent au hasard sur l'île...
Il n'y en a qu'une par jour. Une seule personne peut l'emprunter. Pire encore, les adolescents n'ont qu'un an pour s'échapper. Sinon, c'est la mort.
Le compte à rebours a déjà commencé... 

Eh bah purée ! (Oui alors j'ai failli mettre un mot un peu plus vulgaire en fait. Voilà voilà).
Je suis tombée sur le résumé de Nil au beau milieu d'un passage à la FNAC si je me souviens bien (ou bien c'était sur un site. Je sais plus...) et je me souviens m'être dit "alors lui, il faut que je le lise !".
Et comme je suis un esprit faible qui écoute ses envies, ben je l'ai acheté, et je l'ai lu. Et... eh bien je ne regrette pas, c'est le cas de le dire. Ca faisait très, très longtemps que je n'avais pas eu les sourcils qui vibrent comme ça devant un livre !

Parce qu'alors mes cocos, pour une ambiance, ça, c'est une ambiance ! Tout n'est pas magnifique tout beau et tout rose dans ce livre, mais s'il y a une chose qu'on ne peut pas lui retirer, c'est qu'il est très doué pour mettre son lecteur dans presque tous ses états. J'en étais à avoir le ventre noué et presque envie de refermer le livre à chaque porte qui apparaissait dans l'histoire, une petite voix dans ma tête me répétant "si tu ne lis pas, ils ne risquent pas de mourir ou bien d'être séparés, non ?"
C'était à mi-chemin entre le délice et la torture. Vraiment. Tout ça accompagné par un univers ma foi bien construit : l'île de Nil est irréprochable dans le mystère qu'elle représente, il n'y a, à mon sens, aucune faille à déplorer de ce côté là. De plus, elle permet aussi au lecteur de se poser des questions, à la fois sur le sens que les protagonistes donnent à cette "aventure", mais aussi sur le sens que lui-même y donne.

Sens qui est bien retranscrit au niveau de l'histoire - même si cette dernière est somme toute parfois assez basique. Je veux dire, oui, Nil regorge de dangers et de mystères, ce qui permet d'avoir une très bonne tension entre les différents animaux ou "choses" de l'île qui peuvent attaquer tout ce beau monde, et les mystères que les personnages résolvent peu à peu donne vraiment l'impression qu'ils avancent. Mais... ça reste très basique dans le sens : on voit le point de vue d'un garçon (Thad), puis chapitre suivant : point de vue d'une fille (Charley) ; et... j'ai pas besoin d'être devin pour vous faire comprendre ce qu'il va se passer, nan ?
A vrai dire, il y a même pas mal de choses dans cette histoire qui me paraissent assez bateau et très "on sait ce qu'il va se passer en avance". La seule chose qui surprend vraiment est la fin, même si une partie de cette dernière, j'avais plus ou moins pu la deviner en avance.
Notons d'ailleurs que je sais de base q'un second tome existe et sera bientôt traduit, mais je me demande honnêtement à quoi il va servir vu que j'ai vraiment l'impression que ce tome aurait pu totalement se suffire à lui-même...

Enfin, avant de conclure cette chronique, passons juste faire un petit tour au bureau des réclamations, section personnage : je n'ai, de base, rien contre Charley. Mais bon sang y a des moments je l'aurai aisément giflée - et Thad avec. Déjà parce que leur rencontre ne veut rien dire : tu viens de passer douze jours sur une île déserte, et tu vois tout à coup des gens qui débarque... euh... la première réflexion à se faire c'est pas "Oh il est canon !". Je veux dire, je ne suis pas connue pour avoir le meilleur sens commun du monde mais pour ma part je crois que j'aurai probablement flippé, cherché à me cacher et potentiellement observer les nouveau venus pour savoir s'ils me voulaient du mal ou non...
Un côté réclamation pour Thad également, que j'ai trouvé très borné dans sa façon d'envisager les choses jusqu'à la fin ou presque, alors que tout le monde s'astreignait à lui montrer que non, on pouvait aussi observer les choses d'une manière différente. Ce qui est dommage, parce que ça lui aurait évité aussi beaucoup de problèmes.
Mais en dehors de ces deux gros points, j'ai trouvé les personnages plutôt bien gérés : ils sont tous un peu différents, viennent de tous horizons et donnent un véritable sentiment de "naufragés" à cette Cité de Nil qui a été créée, à tel point qu j'envisage peut-être la possibilité de me dégoter le tome 2 quand il sortira, histoire de voir ce que deviennent les personnages, après la fin de ce tome 1.

Donc voilà... le livre a une bonne, très bonne ambiance qui vous fera déglutir d'appréhension sur l'île, mais je trouve tout de même dommage, que l'histoire ait de gros lieux communs comme ça. Quant aux personnages, ils mériteraient bien parfois de se servir un peu plus de leur cervelle. Mais sinon, ça passe, ce fut même très agréable ! 

7/10

mardi 24 mai 2016

Le Voleur de Coeur (Rawia Arroum)

Titre : Le Voleur de Coeur
Auteur : Rawia Arroum
Genre :  Fantastique ? Dystopie ? 
Série : 
Nombre de pages :  395 pages

Résumé :
Dans un monde où musique et magie ne font qu'un, Dylan est né privé des deux. 
Et ce n'est pas son seul secret : deux cœurs battent dans sa poitrine, mais l'un n'est pas le sien... 

Honnêtement, j'ai vu ce résumé sur le livre (qui avait, faut bien se l'avouer, une couverture superbe), j'ai bondit dessus. Et je me suis faite regarder de travers par une amie à qui j'avais demandé de ne pas me laisser acheter trop de livres. (Elle a d'ailleurs failli à sa mission. Pour votre plus grand bonheur... et le mien !)

Mais au final, après avoir terminé cette lecture, je dois bien avouer que j'ai été... déçue. C'est souvent le risque avec ce genre de résumé si court : comme le lecteur n'a que peu à se mettre sous la dent question personnage, histoire, univers... il imagine. Et souvent son imagination l'emmène vers un chemin très différent de celui qu'avait pris l'auteur.
C'est... probablement ce qui m'est un peu arrivé. Mais pas seulement, vous allez le voir.

S'il y a une chose qu'il faut accorder à l'auteur, c'est qu'elle n'a de loin pas froid aux yeux, ni à l'imagination ! Son livre regorge en effet d'une véritable "cosmologie" bien propre à lui-même : les instruments, les mélo-âmes, toute la société qui s'est construite autour de ce dernier jusqu'au racisme même de ceux qui en sont différents et aux difficultés qu'on a quand on ne parvient pas à être comme tous les autres... C'est très rire, et très intéressant, même.
Le seul problème que je soulèverai de ce côté-ci du roman, c'est que si l'auteur est très plongée dans son monde, ce n'est pas toujours notre cas à nous. Ce qui fait que parfois... eh bien, on ne la suit plus du tout. Il y a plusieurs choses qu'elle ne révèle qu'à la fin, mais du coup, elle plonge ses lecteurs dans le flou une bonne partie de l'histoire, ce qui est plutôt dommage.

Une histoire néanmoins plutôt intéressante... et malheureusement, parfois un peu bancale, je suis forcée de l'admettre. Comme je l'ai dit plus haut, comme l'auteur est très sûre de son propre univers, elle nous abandonne parfois un peu au milieu de ce dernier. Ou alors, c'est moi qui ai eu du mal à tout retenir, mais je dois vous avouer que parfois j'étais totalement perdue au milieu de cette histoire.
Histoire qui a non seulement du mal à démarrer (où souhaite-t-elle aller ? Quel est le but de Dylan, de ses propres ? Qu'attend-il de la vie ? Qu'attend-on de lui ?), elle semble aussi avoir du mal à se décider dans la direction qu'elle souhaite prendre : très fantastique et presque buccolique au départ avec une simple menace qui pesait sur les héros... elle vire ensuite dans quelque chose de très violent et presque cru dans la suite du récit.
Sans spoil aucun, soyez assurés d'une chose : si vous avez du mal avec des personnages qui meurent très violemment, des descriptions plutôt détaillés ou bien des mutilations (perte d'un membre, d'un organe...), il vaudra peut-être mieux éviter ce livre. Ce n'est pas au niveau d'un Trône de Fer, pour moi, mais il y a quand même un certain niveau.
Néanmoins, si on est dans le flou pendant une bonne partie de l'histoire, je dois bien l'avouer que l'attente en vaut la chandelle : toutes les révélations qui sont faites à la fin sont des plus intéressantes et bouleversantes, et j'ai bien aimé cette fin, justement, même si j'ai trouvé une partie de ce qu'elle montrait un peu trop... facile. 

Et j'en arrive maintenant à ce qui est pour moi le point noir du livre : les personnages.
Ou plutôt... le personnage. Parce que si j'ai aimé Kana, que j'ai eu un très gros faible pour Ethan et que j'ai fini par trouver la famille de Dylan plutôt touchante... j'ai eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal avec Dylan lui-même.
C'est simple, sur les 300 premières pages, je ne pouvais tout simplement pas blairer Dylan. Mais genre, vraiment. Je suis assez familière des héros qui sont indécis ou bien ont du mal à avancer. Mais un héros lâche et qui se complaît dans cette lâcheté tout en la reconnaissant, c'est plutôt rare à rencontrer et il y a bien une raison pour ça : c'est affreusement énervant. Vraiment. Du coup, tout ce qu'est Dylan m'a prodigieusement énervée, et je n'avais qu'une véritable envie : lui mettre un gros coup de pied dans le derrière histoire de le remettre sur pied et de lui faire enfin prendre conscience de tout ce qui l'entoure et de tout ce qu'on attend de lui.
Heureusement qu'il finit par se bouger de sa propre initiative à la fin. Et après je dois dire qu'il vit pas des histoires très chouettes, il faut l'avouer. Mais... il y a un certain mieux, au moins.
En revanche si j'ai bien aimé quelque chose, c'est les relations tissées entre les personnages. Elles permettaient de rendre lesdits personnages plus supportables, voire attachant - en particulier, par exemple, la relation Ethan - Dylan, qui me donne des pulsions de gros câlinous, si je puis m'exprimer ainsi. Mais la famille de Dylan n'est pas en reste, car je trouve magnifique tout ce qu'ils font pour leur ingrat de fils/frère. Argh, j'aimerais tellement pouvoir vous en dire plus !

Mais pour m'assurer de ne rien vous spoiler, je m'arrêterai là. Retenez donc le Voleur de Coeur comme un livre prometteur, mais qui est selon moi encore très brouillon. Il a un univers superbe, mais une histoire qui met beaucoup (trop ?) de temps à démarrer, et un protagoniste principal presque horripilant. Donc il y a des choses à améliorer, mais il mérite quand même un bon...

7/10

vendredi 20 mai 2016

La vérité sur Alice (Jennifer Mathieu)

Titre : La vérité sur Alice 
Auteur : Jennifer Mathieu
Genre :  Tranche de vie, Témoignage, histoire d'amour ? 
Série :  / 
Nombre de pages :  202 pages

Résumé :
"Les gens ne deviennent pas méchants du jour au lendemain.
Mais laissez leur un temps d'adaptation, et ils seront capables du pire." 

Au lycée de Healy, la vérité est une question de point de vue. 
Alice Franklin est une traînée. Tout le monde le sait. C'est forcément vrai puisque c'est écrit partout sur les murs d lycée. On dit qu'elle a couché avec deux garçons d'affilée.... 
Tout le monde a sa vérité sur Alice : son ancienne meilleure amie, son admirateur secret...
Quelle sera la vôtre ? 

J'ai entendu parler de ce livre grâce à Madmoizelle, qui en avait fait un article m'ayant donné pas mal envie de le lire - le thème (qu'est-ce que la vérité dans un lycée, quand tout le monde a son avis et n'hésite pas à mentir ?) me paraissant des plus intéressants.
Mais je ne parviens pas, à la fin de cette lecture, à savoir si la pointe de déception que je ressens est due à ce que j'attendais à cause de l'article, ou à cause du résumé...
Mais rassurez vous, le livre reste de très bonne facture ! On va voir tout ça ensemble.

Ce livre est pour le moins atypique dans la forme qu'il présente. Certes, nous allons suivre une histoire qui a un début, un milieu et une fin, des personnages, une plume et un univers... mais il est comme un puzzle totalement mélangé, que le lecteur va devoir lui-même remettre dans l'ordre pour se faire son propre avis.
Chaque chapitre est en fait une partie de l'histoire racontée - comme vous vous en doutiez grâce au résumé - par un des personnages de l'histoire. Le meilleur ami d'un des décédés, celle chez qui se trouvait la fête, l'ancienne meilleure amie d'Alice... Chacun a un point de vue, une histoire, et un point de vue sur l'histoire. Ce dernier forme une sorte de fil qui va créer une trame - une trame de vérité ou de mensonge ? A vous de voir.

Je me rends compte en la tapant que cette chronique aussi risque d'être pas mal atypique. Mais quelque part, je ne peux pas résister à l'envie de partir un peu en réflexion sur ce qu'offre ce livre. Parce que oui, chacun a "sa" vérité sur Alice. Et en commençant le livre, je me disais que ce dernier présenterait une sorte de gros tournant, de renversement de l'histoire, qui me montrerait que toute l'histoire d'Alice n'était rien de ce qu'on pensait... je crois que mes lectures de fantastique m'ont mal habituée de ce côté là au "fade" de la réalité.
Mais au final, pourrait-on vraiment parler de fade ? Certes, il n'y a pas de grand bouleversement, de vérité cachée, de retournement de situation... parce qu'au final, pour moi, chacun des personnages tenait une partie de la vérité. Ils avaient un avis, mais au travers de cet avis et de ce regard, ils avaient une petite partie de la vérité sur Alice. Parce qu'au final, la vérité, n'est-ce pas qu'une question de point de vue ?

Je ne sais pas si je suis très claire dans ce que je suis en train d'expliquer. Mais le fait est là : même atypique, ce livre est très intéressant car il permet d'offrir une certaine réflexion - non seulement sur la vérité et ce qu'elle représente mais aussi, et c'est un deuxième point très intéressant, sur le regard qu'on porte sur les femmes.
Parce que c'est quand même une question intéressante : si Alice a couché avec deux hommes d'affilée... ... ... et alors ? C'est quoi le problème ?
J'ai l'impression que je suis en train de transformer cette chronique en propagande là, hum. Mais le fait est que la question se pose et est intéressante. Le livre pose des questions sur notre société et le regard qu'on a dans cette dernière, et la traite de très bonne façon, que ce soit avec les personnages et leur point de vue, ou avec la façon dont l'histoire est racontée, dans le désordre.

Mais alors, pourquoi cette pointe de déception dont je vous ai parlé en début de chronique ?
Eh bien, je pense, probablement à cause de justement la façon dont le livre a été vendu et mon côté très fantastique et grandes histoires : je m'attendais à quelque chose de presque énorme, quand au final, on ne fait face qu'au quotidien et à la vérité qui se dévoile petit bout par petit bout, comme quand on mène une enquête et qu'on découvre indice par indice ce qu'il s'est réellement passé. La façon dont le résumé parle du livre fait que je m'attendais clairement à autre chose, et ça m'a un peu désappointée sur le moment. Mais rien de grave, bien heureusement.

Et j'ai l'impression que cette chronique n'en fini plus, je tourne en rond pour réussir à la conclure. Je pense que grosso modo, si vous souhaitez pour une fois lire un livre portant sur le lycée et les relations entre jeunes gens qui sorte de l'ordinaire... n'hésitez pas ! Mais vous serez très certainement un peu surpris et emmenés malgré vous vers une réflexion que vous ne soupçonniez pas. Cela dit, bon voyage, du coup ! 

8/10

mardi 17 mai 2016

Copycat (Johanna Lynn)

Titre : Copycat
Auteur : Johanna Lynn
Genre :  Romance, Thriller 
Série :  /
Nombre de pages :  256 pages

Résumé :
Dans les rues sombres de Philadelphie, un prédateur rôde, chassant et tuant. Alors que ses victimes refont surface l'une après l'autre et que les cadavres s'entassent, la police est soulagée de voir arriver une équipe d'agents du FBI. Mais pour l'un d'eux, cette affaire de meurtre en série cessera rapidement de n'être qu'une enquête parmi d'autres. 
Les crimes perpétrés qui passent pour l'hommage d'un admirateur de Jeffrey Dhamer, dissimulent pourtant leur vérité propre, et chacun est un pas qui rapproche le tueur de son objectif.
Il est des rencontres qui peuvent changer le cours d'une vie. Irrémédiablement, en un instant fugace, un rien suffit à briser... Ou à guérir. 

Une petite mise en garde avant de commencer cette chronique : ce livre contient deux choses qui pourraient ne pas plaire à tout le monde. Tout d'abord, il dépeint des relations (et des scènes non censurées, surtout) entre deux hommes. Ensuite, il parle - comme vous vous en doutez - d'une enquête sur un tueur en série, et il y a des passages très décrits, où il vaut mieux avoir l'estomac bien accroché. Donc si vous êtes plutôt sensible, évitez peut-être d'y plonger le nez !

Cela dit, ces deux détails mis à part, croyez moi, ça vaut largement le coup de se lancer ! Parce que même si on est pas, à mon sens, au niveau d'un Stephen King, ce livre est quand même de très bonne facture - déjà grâce à une histoire de très bonne facture.
Je ne vous donnerai pas trop de détails ici pour vraiment vous laisser la surprise, mais l'histoire est vue de deux point de vues différents et c'est vraiment très intéressant de voir ces deux regards s'alterner avant de finir par se confronter (on en vient à avoir des frissons quand c'est le cas). Et après, c'est d'autant plus passionnant de voir les deux points de vue s'accorder ou se distancier selon les événements. Je sais que je suis terriblement floue mais je ne veux vraiment rien vous dévoiler. Surtout que l'enquête policière est également très bien faite, et qu'on sent que Johanna maîtrise son sujet, du côté de la psychologie criminelle (voire, la psychologie tout court en ce qui concerne certains personnages).

Personnages pour le moins en haut en couleur, laissez moi vous dire ça. Déjà les deux protagonistes principaux laissent une marque indélébile à l'esprit tout au long du roman. J'ai beaucoup aimé découvrir leur façon d'interagir avec leur entourage à leur propre manière, leurs petits tics et autres habitudes. Par exemple, l'un d'eux ne cesse de parler en petits proverbes et c'est bien rendu tout au long de l'histoire - à se demander si l'auteur ne finissait pas par dormir avec un dictionnaire des proverbes sur son chevet.
Bien sûr, ces deux là ne sont pas tout seuls dans l'histoire, et c'est également un plaisir que de jeter un coup d’œil à, en vrac, la tenancière d'un bar, les collègues au FBI ou bien encore un passant au hasard dans la rue. Chacun est vraiment représenté avec son propre caractère et sa façon d'agir, ajoutant son propre grain de sel dans l'histoire (oui encore une fois je sais, je suis très vague... mais je ne veux vraiment pas vous gâcher la moindre surprise. J'ai un peu l'impression de marcher sur des oeufs, pour le coup). Sachez simplement que tout ce beau monde a de quoi vous en apprendre sur la vie - la leur comme la votre - et que vous ne ressortirez probablement pas le même une fois que vous y aurez plongé.

Enfin, tout ça est très bien soutenu par un style très agréable à lire. Ce dernier est très fluide, ponctué parfois des fameux petit proverbes d'un des personnages. Il ne sort pas du cadre comme aurait pu le faire le style de Tahereh Mafi à l'époque, mais il est très efficace dans son objectif premier : raconter l'histoire et embarquer le lecteur. De plus, Johanna a installé en début de chapitre à chaque fois un petit rituel : un extrait d'une chanson qui reflète aisément ce que nous réserve le chapitre, nous permettant à la fois de nous faire une idée pour mieux nous faire surprendre après, ou bien d'anticiper des choses qui... ne viendront peut-être pas. C'est comme avancer sur un terrain qu'on aurait déjà sondé du regard pour encore se faire surprendre ensuite. C'est à la fois risqué et délicieux.

Enfin, j'aimerais terminer, une fois n'est pas coutume, sur une petite note qui me semble très importante. A tout ceux qui, depuis 50 Shades of Grey, ont hurlé et vociféré sur les fanfiction, pensant que ces dernières n'étaient que des fantasmes de pré-adolescentes qui ne connaissent rien aux relations ou au sexe et savaient à peine écrire... Sachez que Copycat était, à l'origine, une fanfiction. Une vraie fanfiction, postée gratuitement sur un site créé pour ça. Je ne dévoilerai pas ici le fandom ou quelque détail de ce genre, mais je voulais que vous le sachiez : toutes les fanfictions ne sont pas de la trempe de celle de 50 Shades of Berk. Copycat a été travaillée en amont, lors de sa première publication, pour avoir son propre univers, sa propre construction. Et ensuite, lorsque l'auteur s'est vu proposé de se faire publier, elle a retravaillé en profondeur son texte afin d'offrir un produit fini et de qualité - ce qu'elle a, à mon sens, très bien réussi. Donc si un jour vous êtes tenté de parler de fanfiction... sachez que la qualité est également bien présente - Copycat en étant une preuve indéniable.

Bref, je vais arrêter mon laïus ici, je crois que j'ai bien assez parlé. Sachez simplement que pour moi, c'est un livre très réussi : bien au-delà de sa qualité de fanfiction, il a réussi à avoir un univers propre, des personnages plutôt intéressants et une écriture qui ficelle très aisément le tout. Copycat n'est certes pas parfait, mais c'est un très bon début pour Johanna Lynn et j'espère de tout cœur pouvoir un jour lire autre chose de sa part ! 


8.5/10

Cette chronique a été faite dans le cadre d'un service presse avec la maison d'édition Mix.